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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 19:51

Les difficultés rencontrées pour adapter la gestion financière des états et pour effectivement mettre en place les réglementations promulguées par les gouvernements des États Unis et d'Europe montre que les principes généraux qui ont été retenus n'ont pas de correspondance avec une réalité complexe et se heurtent aux intérêts divergents que génère une organisation des échanges principalement basée sur l'élimination par la concurrence.

La déconnexion entre les pratiques financières dans la gestion de l'argent assise sur une manipulation du temps, et les délais de réaction de l'univers physique conduisent de fait à un retour au troc d'un coté et de l'autre à la seule gestion des anticipations et de la volatilité induite.

Cette observation conduit à considérer deux sortes de monnaies, ainsi que le suggère Georg Simmel. L'une est un facteur de facilitation des échanges avec une forte liaison avec la marchandise ou les services et les hiérarchies de valeurs qu'ils sous-tendent: c'est la mauvaise monnaie de Gresham. L'autre la bonne monnaie qui est thésaurisée et inaccessible au plus grand nombre en période de crise concentre le pouvoir et les transferts indus de risques.

La présentation jointe précise ces constats et propose une autre approche relativiste qui va prendre en compte les environnements économiques, réglementaires, sociaux, culturels, temporels etc... pour rendre compte de la complexité des conséquences engendrées par ces échanges et des risques que des rapports inégalitaires dans les transactions génèrent.

A titre d'exemple le problème de la dette grecque ne prend pas en compte les conditions dans lesquelles le pays à adhéré à la monnaie européenne, et notamment les conséquences des modifications de la politique agricole qui a contribué beaucoup à masquer les contraintes induites par cette adhésion.

Cette approche permettrait aussi de mettre en lumière les disparités dans les problèmes de gestion de la dette comme celui de l'Argentine confronté aux fonds vautours. En effet deux points sont à souligner. le premier est le concept de défaut sur une obligation qui entraîne le défaut sur la totalité de la dette et la dégradation de la note financière et donc accroît le nombre de problèmes à traiter, le second est celui de la gestion d'une situation de force majeure.

Sur le premier la situation internationale induit une pénalisation excessive par l'accès aux financements et par les taux. Par comparaison le Chapitre 11 de la réglementation US protège totalement le débiteur défaillant jusqu'au retour à meilleure fortune.

Sur le second le concept de force majeure permet de renégocier les obligations, il a aussi un pendant dans le droit maritime avec le concept d'avarie commune. On le retrouve dans les pratiques de l'antiquité en Asie Mineure, en Crète, en Chine. Il subsiste dans les financements islamiques ou les pertes sont partagées entre prêteur et emprunteur.

Ainsi les efforts toujours infructueux d'unifications des pratiques financières se heurtent à tous les aspects non explicités de l'environnement local et rendent insurmontables les handicaps structurels lesquels en fait génèrent les crises de surendettement ou les crises de valeur.

Comme en cosmologie il est indispensable de fixer une référence pour déterminer une valeur, en complexifiant les échanges et faisant intervenir le temps, sans en gérer les impacts, l'économie sans le savoir est entrée dans un univers relativiste. La gestion de la crise ne sera résolue que si l'on en tient compte

presentation proposée au 8éme FINANCIAL RISK INTERNATIONAL FORUM

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