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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 21:36

INTRODUCTION

 

 

J'ai en 2011 à la lecture de « Dettes et monnaies de singe » été incité à apporter une pierre à un édifice qui n'était pas encore construit et dont je n'étais pas certain que la première pierre ait été scellée, mais dont un grand nombre de matériaux éparts non encore assemblés constituent l'infrastructure et une partie de l'outillage nécessaire à sa mise en production.

Le constat que cette nouvelle contribution fait de la situation cinq ans après , donne à ma remarque hélas un caractère quasi prémonitoire.

C'est toujours dans le cadre de travaux sur le thème de l'éco-économie et après les engagements de la COP 21 que j'ai eu connaissance de cette nouvelle contribution de M. RODARIE. Les lignes qui vont suivre ont de la même façon pour objet de présenter sous un angle différent ces travaux et ainsi à illustrer et présenter ce que Ilya Prigogine et Isabelle Stengers appellent « l'impossibilité effective d'inverser après un temps long, l'évolution du système, traduit le flux de corrélations qui au cours de ce temps d'évolution se perdent dans une mer de corrélations infiniment multiples et incohérentes. »

Je veux traduire par là que la pertinence de notre connaissance du passé n'est pas assurée,au-delà de l'impossibilité soulignée par Prigogine, dans les phénomènes dynamiques d'accéder de façon certaine à l'information historique des événements. La tendance naturelle de l'homme est de construire une série de raisons vraisemblables pour expliquer et donner une cohérence à l'évolution constatée.

« Il existe une asymétrie entre le futur et le passé et elle est trop subtile pour que nous la comprenions naturellement. La première conséquence de cette asymétrie est que dans l'esprit des gens la relation entre le passé et le futur ne tire aucun enseignement de la relation entre le passé et le passé antérieur de ce dernier »1

En l’occurrence, sur la bases des mêmes observations, sur une évolution inquiétante de s recherches des gouvernements économiques et politiques d'un mieux dans la gestion de la monnaie et des échanges, on ne parvient qu'à des mesures qui vont dans le sens de l'empilement de moyens de coercition accrus et de plus en plus complexes dont la gestion est de plus en plus coûteuse sans que les effets bénéfiques attendus soient avérés.

Pour ce faire je vais procéder comme précédemment d'une manière inverse à celle utilisée par l'auteur en partant non d'une recherche des fondements conceptuels des déséquilibres monétaires et commerciaux qui caractérisent l'économie mondiale actuelle avec ses conséquences et son lot de problèmes non résolus, mais en tentant de monter la cohérence qui explique l'impossibilité de réformer malgré les publications de plus en plus nombreuses et documentées démontrant les failles conceptuelles à la base du système. Car des rapports de pouvoirs sont à l’œuvre à l'échelle mondiale.

Ils s'exercent d'autant plus durement que le monde fait face à une triple transition :

  1. transition dans la gestion de la valeur

  2. transition dans le développement des savoir faire

  3. transition dans les rapports avec l'environnement.

alors que dans la gestation de la crise les principes fondateurs de l'ordre économique mondial directement inspirés d'une conception qu'un système permanent quasi divin, qui étaient sensés conduire celui-ci après chaque crise à un retour naturel à l'équilibre, n'ont pas fonctionné.

Ceci est illustré dans l'introduction par deux aspects de l'évolution de la manière dont a fonctionne la gestion économique mondiale. La première est la comparaison de la permanence des outils de mesure des risques avec celle des organes directeurs du système soviétique qui malgré des échecs patents n'a pas remis en cause ses principes fondateurs et l'anonymat aveugle des décisions du Comité Central. La second est l'anecdote Jonathan Grubert de novembre 2014 sur la complexité qui, en dissimulant l'objectif de redistribution de revenu, a permis de faire voter la loi sur la couverture sociale aux USA.(Obama Care). On pourrait dans le même style évoquer la loi Dodd Frank et la loi Macron.

1Nassim Nicholas Taleb Le cygne noir

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